A propos d’escalier d’exception, voici un beau et grand mystère datant fin XIX ème siècle qui entoure l’escalier de Santa Fé dans le Nouveau Mexique aux Etats Unis.
Tout commence en 1852 avec l’arrivé des soeurs de Lorette à Santa Fé qui avaient pour mission d’instruire les gens.
Elles arrivent dans un lieu hostile avec aucun lieu pour les accueillir. Il n’y a pas de couvent. Elles s’installent donc un temps, dans une simple petite maison d’une seule pièce. Elles entreprennent de faire construire par des charpentiers mexicains une école et sa chapelle en style gothique afin de pouvoir mener a bien leur objectif. La construction de l’école est terminée et celle de la chapelle presque achevée quand elles découvrent qu’il n’y a pas d’accès menant à la tribune exceptionnellement très haute. Il faut alors envisager un escalier d’une certaine envergure. La Mère Supérieure, soeur Madelaine, sollicite plusieurs architectes mais aucun d’eux ne trouvera la solution.
Faut-il alors mettre une échelle pour atteindre le choeur ou bien raser tout l’édifice? L’un ou l’autre choix est inconcevable pour les soeurs qui pleine de dévotion pour St Joseph, patron des charpentiers, lui adressent une neuvaine pour obtenir son aide.
Le dernier jour de la neuvaine, un homme munie d’une caisse à outils et accompagné d’un âne, se présente au couvent et propose tout naturellement à soeur Madelaine de lui fabriquer un escalier.
Avec comme seuls outils, un marteau, une scie et une équerre en té, il le réalise entre six et huit mois avant de disparaître sans être payé.
L’escalier est décrit comme une oeuvre magnifique, étonnante. C’est un escalier en colimaçon faisant deux tours complets sur lui-même (2x360°), à noyau creux sans aucun pillier pour le soutenir. Il est carrément suspendu et tout son poids repose sur la première marche. Il est assemblé par des chevilles en bois uniquement.
Sa conception semble inexplicable et sa conservation est exceptionnelle malgré une utilisation de près d’un siècle.
Un architecte de la région de Santa Fé sera étonné notamment de la perfection des courbes des limons compte tenu des conditions dans lesquelles cet escalier fut réalisé et de son époque (environ 1870).
Il ne pourra pas non plus définir la nature exacte ni la provenance du bois utilisé.
Tout cela contribue au caractère bien mystérieux de cet escalier.
Pour les soeurs du Collège de Nôtre Dame de Lorette, St Joseph a entendu leurs prières et leur a envoyé ce charpentier dont l’identité demeure encore aujourd’hui un mystère.
A Santa Fé, on aime même à penser qu’il serait St Joseph lui-même envoyé par JC pour venir en aide aux soeurs.
C’est ainsi que l’escalier fut qualifié de “miraculeux” et que la chapelle devint un lieu de pélèrinage.

